kadimagazine est un site d’informations et d’éducation de la jeune fille soutenu par la Fondation OSIWA sur initiative de la COFEL.

Même si la famille est un espace privé, la loi intervient dans les relations familiales, notamment en cas de conflits. Nous y sommes tous soumis, adultes comme enfants. Le terme juridique qui donne aux parents et aux enfants des droits et des devoirs est celui d’autorité parentale.

L’idée centrale est le respect mutuel, dans la lignée des Droits de l’Homme qui garantit et protège les libertés individuelles et collectives.  Selon les termes de la loi, l’enfant doit « à tout âge honneur et respect à ses père et mère »; quant aux parents, la loi leur accorde un ensemble de droits et leur impose des devoirs qui ont pour finalité l’intérêt de l’enfant.

Devoirs et droits des parents
Les parents se doivent d’abord de protéger leur enfant : ils assurent sa sécurité, sa santé, sa moralité et son éducation (voir La Convention des droits de l’enfant). Les parents ont l’obligation d’héberger leur enfant (ils ne peuvent donc pas mettre à la porte leur enfant mineur) et celle de subvenir à ses besoins même après 18 ansi l’enfant poursuit ses études (ce qui signifie le nourrir et l’habiller, mais pas forcément lui fournir de l’argent de poche).  Les parents ont aussi l’obligation d’envoyer leur enfant à l’école, et même s’ils conservent le droit de choisir l’établissement, ils doivent s’efforcer d’associer l’enfant aux décisions qui le concernent, dans la mesure cependant où son âge et sa maturité le permettent.  Ces devoirs impliquent alors des droits : les parents ont un droit de garde et de surveillance, donc un mineur doit habiter chez ses parents et se mettre d’accord avec eux concernant ses éventuelles sorties.  Leur devoir d’éducation leur donne aussi un droit de punition, mais dans certaines limites.

Droits et devoirs des enfants
L’autorité parentale est d’abord là pour protéger l’enfant, par exemple de la responsabilité de certains actes, comme dans un contrat (comme dans un contrat de travail par exemple). L’enfant a le droit de demander des moyens, notamment financiers, pour vivre, être nourri et entretenu. Il a aussi le droit de donner son avis sur son éducation.
En contrepartie, l’autorité parentale donne des devoirs aux enfants. Outre ceux d’honneur et de respect, l’enfant est soumis à l’obligation d’aide, ce qui signifie qu’il doit subvenir aux besoins de ses parents s’ils sont dans le besoin après sa majorité (sous condition qu’il ait lui-même les moyens financiers).  L’enfant a aussi l’obligation d’habiter chez ses parents ; donc quand un mineur est en fugue, la police pourra ramener l’enfant chez lui, d’où la nécessité de s’adresser à un adulte de confiance en cas de problèmes familiaux.

CINQ DROITS FONDAMENTAUX DE L’ENFANT
Concrètement, l’Unicef met en place des programmes élaborés en étroite relation avec les droits énoncés dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) du 20 novembre1989.
1.Le droit à l’identité : mobilisation communautaire autour des droits civils des enfants, enregistrement des naissances…
2.Le droit à la santé : vaccination, prévention et lutte contre le VIH-sida, soins préventifs auprès des mères et des communautés, distribution de suppléments nutritionnels, de moustiquaires imprégnées, de médicaments…
3.Le droit à l’éducation : formation des enseignants et éducateurs, distribution de matériel scolaire, mobilisation communautaire, construction d’écoles et d’infrastructures d’eau et d’assainissement dans les écoles…
4.Le droit à la protection : identification et réinsertion familiale des enfants victimes de la traite, prise en charge médico-psycho-sociale des enfants victimes d’exploitation sexuelle, démobilisation et réinsertion d’enfants soldats, prise en charge et protection des enfants orphelins et vulnérables…
5.Le droit à la participation : promotion des parlements d’enfants, mise en place de programmes participatifs ou impliquant des pairs éducateurs…

Fatoumata Lamarana CAMARA