kadimagazine est un site d’informations et d’éducation de la jeune fille soutenu par la Fondation OSIWA sur initiative de la COFEL.

Une conférence-débat avec les «jeunes filles leaders de Guinée» a été organisée au Blue Zone en vue de mieux leur faire connaître leurs droits.

La COFEL (Coalition des femmes leaders de Guinée) et l’Office de protection du genre, de l’enfance et des moeurs (OPROGEM) ont co-organisé, le 1er juin 2016 au Blue Zone, avec l’appui d’OSIWA (Open Society In West Africa), une conférence sur le thème «je suis une jeune fille, quels sont mes droits?».

Plusieurs membres de l’association « Les jeunes filles leaders de Guinée» y ont participé. Ces demoiselles sont toutes de brillantes collégiennes ou lycéennes guidées par la directrice de la COFEL, Mme Yansané Fatou Baldé.  Outre la modératrice Moussa Yéro, journaliste chroniqueuse d’Espace FM – la seule femme parmi les « grandes gueules » de cette radio guinéenne à grand audimat –, la conférence a été animée par un panel de « jeunes filles leaders ». Elles ont développé à tour de rôle les sujets suivants : «le droit des jeunes filles à l’éducation», «le droit à la santé et à la protection de la jeune fille», «le droit à la vie de la jeune fille», «les violences basées sur le genre» et «les facteurs qui entravent l’épanouissement de la jeune fille ».  Chaque intervention a été suivie d’un long débat qui a mis en exergue les préoccupations actuelles des jeunes filles guinéennes.  L’enthousiasme général et les apports personnels ont montré tout l’intérêt des participantes pour le thème et les sous-thèmes de cette rencontre qui a duré plus de trois heures.  Mme Yansané Fatou Baldé et la commissaire de police qui a représenté l’OPROGEM ont tour à tour exhorté les « jeunes filles leaders » à se battre pour la pleine  reconnaissance de leurs droits ainsi que pour leur épanouissement en famille et dans la société.  Une participante a conseillé l’observance des coutumes et le port des tenues traditionnelles qui, à ses yeux, sont plus décentes. Ses propos ont, bien évidemment, suscité l’objection d’autres participantes. Pour celles-ci, les jeunes filles guinéennes ont parfaitement le droit de s’habiller à la mode féminine, dans cette époque moderne où elle fait fureur sur la planète, sans pour autant paraître indécentes.  Sensibilisées sur le rôle accru que doivent jouer les femmes dans la société, les «jeunes filles leaders de Guinée» ont été invitées à effectuer, partout et à tout moment, leur mission d’éducatrices du genre afin que leurs copines et leurs camarades s’émancipent et luttent elles aussi pour leurs droits. Un «guide d’information des communautés sur les viols et les violences basées sur le genre » leur a été distribué pour appuyer cette mission.


Rouguiatou Camara